1 heure du mat’

1 heure du mat'
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Il est 1 heure du mat’, comme on dit, quand je commence à taper ces lettres sur mon clavier. Je suis sorti de mon lit il y a environ 20 minutes.

Incapable de m’endormir, mon corps réclamait au contraire de bouger, mon cerveau de continuer de produire. Cela m’arrive de temps en temps. Régulièrement ces derniers temps. Peut-être est-ce dû au fait que la date de fin de mon arrêt de travail pour burnout cesse dans quelques jours ? Il y a effectivement des chances que ce soit cela. Une certaine crainte sourde qui ne sommeille que d’un œil.

L’inconscient lucide

Je suis persuadé que notre inconscient est plus lucide que nous pouvons le penser. C’est certainement lui qui, à sa manière, me rappelle à l’ordre. « Fais attention » me dit-il en quelque sorte lorsqu’il m’empêche de m’endormir. Il est possible que ce soit sa façon de me dire de ne pas dormir sur mes lauriers !

Mais que puis-je faire à ce qu’il se passe sinon d’accepter la situation ? Oui, bien sûr que ma route n’est pas exactement toute tracée, que j’ai grandement ma part de responsabilité dans mon devenir. Cela ne signifie pas pour autant que ce soit facile à mettre en pratique. Malgré tout, je prends bien volontiers cette part de responsabilité afin de faire ce que je veux de ma vie; avec la considération des situations qui m’ont conduit jusqu’ici, et celle des situations du présent. Prendre à bras le corps cette responsabilité ne mène pourtant pas automatiquement à la vie que l’on rêve. Les embûches sont nombreuses.

 

Le conscient opaque

C’est la meilleure qualification que je puisse donner au mot conscient, dans l’instant présent en tout cas. Depuis mon burnout j’ai pris conscience que la vie que l’on a tendance à vivre dans notre société d’aujourd’hui est à côté de la plaque. Ce n’est littéralement pas une vie à vivre ! Courir après un travail, car on court après l’argent pour se nourrir, se loger, se divertir, tout ça comme on peut. Quand j’observe le monde qui m’entoure, je vois beaucoup de Nicolas. Des Nicolas qui vont un jour exploser en pleine course, comme moi.

Cette prise de conscience m’a permis de prendre suffisamment de recul pour observer. Ces observations m’ont permis de comprendre certaines choses, telle que la vacuité de ce que nous chérissons par habitude : argent, pouvoir, paraître… Néanmoins, le manque d’argent est un sentiment vicieux capable d’en ébranler plus d’un. C’est clairement le ressenti que j’ai cette nuit à « 1 heure du mat' », lorsque je mets par écrit mes pensées sur ce qui se passe en moi en ce moment. L’inconscient m’a parlé clairement pour que je le comprenne. Mais, il m’a cependant fallu prendre le temps de la réflexion pour comprendre que ma mon conscient est, lui, opaque.

Je me suis caché ce sentiment de crainte. Un sentiment que j’avais caché derrière une apparente bonne confiance en l’avenir. Malgré cela, je sais que ma confiance en l’avenir est sincère, ne pensez pas que je suis abattu. Et même si cela avait été le cas, mon abattement n’eut été que de courte durée.

 

Des séquelles qui durent

séquelles 1 heure du mat'

Au lieu d’être abattu, j’ai plutôt été pris d’angoisse lorsque aujourd’hui j’ai dû remplir le questionnaire pour le dossier de demande de reconnaissance de maladie professionnelle. Il était nécessaire que je replonge dans le passé pour expliquer les circonstances qui ont déclenché la maladie (burnout). J’avoue que ce n’était vraiment pas un exercice plaisant.

C’est aussi à ce niveau que j’ai pu constater à quel point notre inconscient peut être lucide. Je n’avais jamais vraiment réfléchi sur le comment j’allais être au moment de reprendre un poste. L’opacité de ma conscience me faisait croire que je n’avais rien à craindre de cela. Que ce ne serait qu’une suite logique, et facile, de mes différentes activités actuelles. Or, en me projetant dans un avenir proche dans lequel j’occupe un poste, quel qu’il soit, c’est l’angoisse qui me vient.

Comment vais-je faire pour me déplacer hors de chez moi tous les jours de la sainte semaine pour me rendre au même lieu de travail ? Mais c’est fou ! Cette question je ne me l’étais jamais posée auparavant ! Quand je me rends au supermarché, j’évite de perdre du temps comme j’évite de dévier de ma trajectoire. Les choses doivent se faire dans le même ordre qu’à l’accoutumée, à des heures calmes… La voiture j’en ai horreur ! Moi qui aimais tant conduire, j’ai du mal à conduire sereinement. Alors, se rendre au boulot… comme avant ! J’avoue que c’est effrayant, mais…

 

Il est 1 heure du mat’

Et je remercie le Seigneur de m’avoir permis de prendre le temps de la réflexion. Je sens que cela m’a réellement fait du bien. Prendre un peu plus conscience des choses à venir, me permettra de mieux les appréhender.

1 heure du mat'
Bonne nuit !

Maintenant que j’ai terminé d’écrire ses lignes, je me demande si ça vaut le coup que je l’édite pour mon article journalier d’octobre. Est-ce qu’il pourra aider ne serait-ce qu’une seule personne ?

Après tout…

 

Nicolas HSK

 


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