Les surprises de la vie

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Je fais un aparté pour mettre en avant un fait qui m’est arrivé tout récemment. Un fait inestimable à mes yeux. Une véritable surprise, digne d’être placée dans ma liste des surprises de la vie. Je m’explique.

 

Mise en place du contexte

De ma naissance à mes 20 ans, j’ai vécu avec mes parents, comme il est assez courant. Ce qui l’est un peu moins c’est d’avoir vécu plus d’une dizaine de déménagements dans ce laps de temps. En sachant, qui plus est, que nous avons vécu dans la même ville et le même appartement durant 12 ans… C’est là-bas même que j’ai suivi une scolarité du CM1 au BAC. C’est ce qui explique clairement le fait que je dise « j’ai grandi dans le midi ».

Mon père est originaire du Nord, ma mère de La Réunion. La ville où j’ai passé le plus gros de mon enfance est Aubagne dans le PACA. Alors ce serait peu de dire que nous étions éloignés, au point que je ne connaissais pas du tout les frères et sœurs de ma mère, et très très peu ceux de mon père. En d’autres termes, les cousins m’étaient aussi étrangers que n’importe quelle personne croisée dans la rue.

 

Les surprises de la vie parfois si étonnantes

la nature est source de la surprises de la vie
© Nicolas HSK

Aujourd’hui, c’est différent. Je connais le prénom et le nom de la plupart de mes tantes, oncles, cousines et cousins. Des deux côtés.

Mes deux années passées à La Réunion m’ont permis de connaître mes cousins, ainsi que ma marraine. De les connaître très très bien même. Je considère l’un de mes cousins comme un véritable frère d’ailleurs (bises à toi Micka). Et grâce à Facebook j’ai pu garder des liens avec eux. Certes des liens à distance, sans communication réellement directe, mais des liens précieusement sauvegardés tout de même.

Et c’est à peu près la même chose concernant la famille du côté de mon père. Bien que je les connaisse nettement moins bien. J’ai tout de même eu la chance d’avoir un lien particulièrement affectif avec les enfants de mon parrain.

 

La surprise de la vie en question

Je détaille un peu ma vie aujourd’hui, car l’une de mes tatas du Nord m’a écrit un mail tout récemment, et cela grâce à ce blog ! J’avoue que je ne m’y attendais pas le moins du monde ! Imaginez donc ma surprise, toute agréable, que j’ai pu ressentir à ce moment-là ! Pour dire vrai, ce type de surprises de la vie fait partie de ces choses qui me rendent heureux.

Même si je l’ai déjà fait directement, je te remercie encore tata de m’avoir écrit ce mail et de m’avoir encore répondu par la suite. Car en effet, j’ai encore tant de questions dans ma tête, du fait de tant de parts d’ombre entourant ma vie depuis ma naissance.

Cette année, plus que les autres années encore, je me pose des questions sur ce que je suis réellement, et pour comprendre un peu mieux l’une des parts de ce que je suis réellement, pourquoi je fonctionne de telle ou telle manière, je dois mieux connaître mon passé qui est lié au passé de mes parents.

 

L’opportunité de mieux se connaître

Car c’est d’abord au travers le passif des parents que nous grandissons dans ce monde, avant d’apprendre à connaître celui-ci d’ailleurs. Nos parents transportent en eux un passif qui est dû à la vie qu’ils ont menée, comme tout à chacun. Sauf que lorsque nous sommes parents – ce que je ne suis pas je précise – nous avons la responsabilité de ce qu’on appelle l’éducation de nos enfants.

Même s’il y a de fortes chances que vous en sachiez plus que moi. L’éducation d’un enfant ne s’arrête pas à lui apprendre « les bonnes manières », à « être poli avec les gens ». Lui apprendre à lire, à écrire et à compter ne suffit pas non plus. L’éducation d’un enfant c’est lui donner en main (dans le cerveau pour dire juste) le maximum d’outils et le maximum de modes d’emploi de la vie sociale. Pour qu’il puisse devenir autonome dans les meilleures conditions possibles afin de lui assurer un avenir aussi radieux que possible.

Je ne dis pas que je n’ai pas reçu cela, car ce serait mentir outrageusement. En revanche, le fait d’avoir été si éloigné des autres personnes (les tantes et oncles n’étaient pas les seuls à avoir été tenu à l’écart, mes parents n’ont jamais eu d’amis pour être tout à fait franc) ne m’a pas permis de comprendre comment vivre en société « normale ».

 

La compréhension du manque de sociabilité

Personnellement, j’ai beaucoup de mal à faire confiance au premier venu, même si j’ai toujours été de nature à donner la chance à tout le monde au risque de me faire avoir. Je suis donc davantage un être solitaire (pas comme un loup car un loup ne vit pas seul mais toujours en meute, hein !) qu’un être sociable.

Retirez-moi tous mes numéros de téléphones de mon carnet, tous mes contacts de Facebook ou autre, je saurais vivre sans les autres. C’en est triste en réalité. Ce n’est pas du tout enviable. J’envie ceux qui parviennent à vivre une vie sociale ordinaire, mais en même temps mon habitude de vivre ainsi me rassure aussi. Je me dis que j’évite les conflits potentiels, les obligations potentielles etc. Pour dire vrai et crument, la plupart du temps ça « m’emmerde » de devoir prendre le téléphone pour donner de mes nouvelles à la famille. C’est horrible de ma part de dire ça, j’ai pleinement conscience que ça va à l’encontre des conventions sociales généralement acceptées, mais j’avoue l’assumer.

 

Un associable fortement empathique…

habitudes salutaires
© Nicolas HSK

Le paradoxe à cela est que je pense à toutes les personnes de ma famille quasi-continuellement. Et j’inclue dans ma sphère familiale mes véritables amis qui sont aussi proches qu’aussi peu nombreux.

Je me fais du souci, je prie pour leur bien-être. Je prie pour qu’ils puissent surmonter les épreuves qu’ils peuvent rencontrer comme tout le monde. Alors, de ce fait je sais que je ne suis pas un égoïste totalement replié sur moi-même.

Après, outre le fait d’avoir pris l’habitude de vivre ainsi, j’ai également conscience que mon état dépressif ne m’aide aucunement à faire autrement. Cela s’est même empiré depuis mon burnout de 2016.

 

Un blog, source de belles surprises de la vie

C’est peut-être finalement par ce blog que je tente de maintenir une vie sociale, au fond je ne peux que m’en douter. D’un point de vue psychologique cela semble tout à fait entrer dans les cas d’école je présume. Pour ce que j’en sais du moins.

Alors, oui cela m’a fait un bien fou de recevoir un mail d’une de mes tantes. C’est une preuve d’affection qui me touche profondément, et je tenais à le partager ici pour pousser ceux qui se pensent seuls et abandonnés des autres qu’ils ne doivent pas croire à ce sentiment d’abandon. Le sentiment d’abandon n’est qu’un produit de notre biologie et de notre psychologie. Nous avons, humains, cette tendance à nous auto-mutiler émotionnellement, ne l’oubliez pas. Sans que vous ne le sachiez il y a des gens qui pensent à vous, qui prient pour vous, car ils vous souhaitent du bien, même s’ils ne vous le disent pas du tout.

Pour un insociable je suis un vrai bavard !

 

Nicolas HSK

 

*Petites modif de présentation de l’article un jour férié du 11 novembre 2017 (pauvre de moi)


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2 commentaires

  1. tatanita Répondre

    bonjours Nicolas
    c’est tatanita je n’aime pas écrire et préfère téléphoner ,on a tellement de chose a se dire .
    moi aussi j’aimerai avoir de vos nouvelles
    vous voir sur facebook me fait plaisir ,j’aimerai aussi savoir si ta maman va bien ne t’inquiéte pas je ne parle pas avec ton pére
    gros bisou

    • Nicolas Auteur de l’articleRépondre

      Bonjour tata !
      J’ai répondu à ton commentaire mais il ne semble pas apparaître ici, bon. Au cas où donc… Je te remercie infiniment pour ton message qui me fait un immense plaisir !
      Et oui, tu as raison il y a certainement beaucoup de choses à se raconter ! ! J’avoue être plus écrit que parler (moins encore avec le téléphone), mais comme tu dis on a tellement de choses à se dire qu’il nous faudra bien trouver un moyen de le faire 🙂
      Skype par exemple ?
      Bisous à tous les deux

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